Bribes 1
J'ai commencé à écrire ici dans la ferme intention de tenir, une fois de temps en temps, des propos socio-politiques, des réflexions sur l'actualité internationale. Ben je suis pas capable; étudier en relations internationales m'a complètement dépouillé de toute conviction politique sincère. Ça m'a certainement apporté beaucoup de connaissances, beaucoup de rigueur d'analyse, mais très peu de capacité à produire une réflexion sur le sujet qui soit individuelle et critique, à la fois acceptable et légère, et que je puisse assumer totalement.
Le résultat c'est que je peux difficilement parler de relations internationales ici sans avoir l'air d'un squelette dans un cours de bio.
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Le résultat c'est que je peux difficilement parler de relations internationales ici sans avoir l'air d'un squelette dans un cours de bio.
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Je vais au Salon du Livre, et c'est plus par principe que par nécessité.
Je crois n'y avoir acheté des livres et des jeux de société qu'au primaire, alors qu'on y déchargeait des autobus d'écoliers comme du bétail, en veux-tu, en voilà, et que partout on essayait de nous servir de la moulée littéraire "jeunesse", nous faire collectionner des petites cartes "la courte échelle", nous faire essayer les nouveaux jeux éducatifs "concept" dans l'intention qu'on y retourne avec nos parents et qu'ils se sentent coupables de pas payer quand "par miracle" on avait une insoutenable envie de lecture.
Reste que je me souviens, on avait envie d'avoir un livre à ce moment-là autant qu'on pouvait avoir envie d'un jeu de Game Boy, d'un paquet de pogs ou des grosses billes agathes perles noires qu'on achetait au bazar; c'était pas tellement l'envie de lire que juste l'envie d'avoir ce qu'il y avait devant nous et que tout le monde semblait convoiter en même temps. Le livre en question, ce qu'il contenait, on s'en foutait un peu, tant que le dessin sur la page couverture était cool.
On le lisait, ben sûr, vous en faites pas.
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Elle débarre peut-être les portes avec beaucoup d'adresse, et elle s'en vante peut-être avec raison tout en se moquant de moi, parce qu'après cinq mois de dévérrouillage et de vérrouillage je sais toujours pas dans quel sens tourner quelle clef sur quel loquet...
... mais moi au moins, jamais, ni deux fois de suite, ni à l'extérieur, ça m'est arrivé d'oublier mes clefs dans la serrure.

1 Réponses:
Je sais pas à quoi ça ressemble l'analyse littéraire au niveau universitaire mais si je m'en tiens à mon expérience de dissertation au CEGEP, la différence entre ta littérature et ma politique c'est que moi, dans mes analyses, je développe très peu d'arguments qui me sont propres, je ne fais que citer et mentionner des arguments d'auteurs qui ont déjà réfléchi sur la situation pour etayer mon point de vue.
Alors que quand je dissertais sur un livre, je faisais ressortir les éléments issus de ma propre réflexion, ce qui m'engageait effectivement davantage qu'aujourd'hui dans mon travail.
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